Non sans fierté vis-à-vis de notre avancée, nous nous retournons vers notre agence, Proud Fertility, pour passer à l’étape suivante, et ce, en fanfaronnant avec nos 5 embryons viables, dont celui art déco en mosaïque…
L’agence nous avait très fortement déconseillé de passer à l’étape mère porteuse sans avoir finalisé nos embryons. Bien que la tentation ait été très très forte, nous avons là encore suivi leurs conseils.
Step by step, comme diraient nos voisins outre-Atlantique.
En faisant un petit débrief sur notre parcours, nous nous rendons bien compte que la chose est passée relativement vite. Financièrement, elle aura été un peu plus onéreuse qu’escompté. Peut-être 10, voire 12 % de plus que les estimations, malgré un dollar canadien très favorable. Cela s’explique par une absence de mise en concurrence entre cliniques qui nous aurait peut-être permis de trouver le meilleur rapport qualité/prix, et également par quelques négligences de notre part vis-à-vis des contenus réels des devis, tels que les frais de médicaments non compris dans la FIV, ou bien les tests PGT-A par embryon et non forfaitaires.
À ce stade, nous ne regrettons rien. Cela n’engage que nous et notre fonctionnement, mais nous ne pouvons pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Cet élan rapide vers des embryons et le démarrage de la recherche de notre mère porteuse en à peine quelques mois est très certainement dû à nos choix rapides qui, forcément, engrangent quelques dérapages financiers.
L’agence répond à notre appel de la phase II.
Nous recevons un mail expliquant la démarche qui débutera par une lecture fine du protocole mis en place chez Proud Fertility, et ensuite il faudra… remplir un questionnaire. Cela nous avait manqué.
Pour la démarche de recherche de mère porteuse, globalement, cela est assez simple. Nous pourrions, de manière plus ou moins sinistre, comparer cela à une offre d’emploi pour des postes importants. Les choses se font par strates successives.
Dans un premier temps, il convient de remplir le questionnaire détaillé avec nos critères et nos envies, afin que l’agence puisse diffuser notre profil uniquement aux surrogates qui partagent les mêmes valeurs que les nôtres. Plus les critères sont stricts, plus les chances que votre profil soit diffusé sont minces. Ensuite, ce sera à la mère porteuse de sélectionner les couples avec qui elle souhaite réaliser un premier contact.
La démarche nous convient parfaitement. Ce n’est pas à nous de choisir notre mère porteuse, mais bien elles qui nous choisissent. C’est absolument ce que nous étions venus chercher dans une GPA altruiste, bien que cela allonge désespérément les délais…
Nous nous concentrons donc sur le questionnaire. Une cinquantaine de questions. Pour certaines, il est très difficile d’y apporter une réponse quand on garde en tête que plus c’est restrictif, plus le délai sera long. Des arbitrages sont donc à faire.
Quel est l’âge maximum souhaité de votre mère porteuse ? Cela va jusqu’à 47 ans. Bien évidemment, la réponse doit être apportée en gardant en tête que plus c’est restrictif, plus c’est long… Autorisez-vous la mère porteuse à être sous antidépresseur ?Mais il faut savoir qu’au Canada, la prise d’antidépresseurs chez les femmes est assez courante. Ah oui, donc oui, peut-être. Enfin, on verra. Date limite de l’avortement pour malformation ? Ah bon, malformation ? Avec tous ces tests… Acceptez-vous que la mère porteuse soit fumeuse et affirme arrêter une fois enceinte ? Euh oui, mais si elle n’arrête pas ? …
Quelques jours auront été nécessaires pour nous mettre d’accord sur tous les points. Le questionnaire est diffusé sur-le-champ à l’agence. Nous attendons avec impatience la suite.


Laisser un commentaire