M+5 // METHODOLOGIE & EMBRYONS

Après quelques affolements générés par Google Agenda, qui a sympathiquement pris l’initiative de retranscrire l’heure de notre rdv à Toronto en heure française, nous implorons de toute urgence l’aide de Kristel de chez Twig Fertility pour nous remettre les pendules à l’heure.

Notre Visio sera bien à 2.00 pm, heure de Toronto, soit 20h00 en métropole. Pour Monsieur, dans les DOM-TOM pour une prétendue histoire de travail, d’après nos petits calculs, en période estivale, l’heure de Toronto serait la même que celle des Antilles : 2 p.m. fera donc 14h00 pour lui.

La Visio démarre, tout le monde est au RDV. Une bonne chose pour ce moment important qui arrive après 1 mois et demi d’attente, et qui doit permettre de planifier les prélèvements des embryons.

Dans un 1er temps, notre médecin préféré nous explique l’issue des résultats génétiques réalisés sur Monsieur. Les résultats sont très bons malgré quelques mutations génétiques bénignes. Super ! Un problème de moins pour un sujet qui n’avait jamais été un problème avant que nous fassions des examens pour trouver des problèmes.

La chose étant éclaircie, notre médecin grec préféré enchaîne sur la planification des prélèvements d’ovocytes. Oui, le spécialiste qui nous suit est grec, parle français et vit à Toronto. Il faut savoir que Toronto est considérée comme l’une des villes les plus multiculturelles au monde, et nous avons pu le confirmer dès notre 1er trajet en métro qui nous a quelque peu surpris.

Dans notre imaginaire, du moins le mien, le Canada est composé de vastes forêts peuplées de bûcherons à chemise à carreaux rouges. La réalité est que sur certaines lignes de métro, absolument aucune chemise à carreaux n’a été repérée. Cela étant très certainement lié à l’heure de pointe du bûcheron, qui doit être bien différente de celle des touristes de passage.

Ou alors, grâce aux mœurs nord-américaines bien différentes de celles de l’Europe, leurs habitudes de faire des statistiques importantes et très détaillées révèlent qu’à Toronto, 46 % de la population est immigrée. La nouvelle est super, car cela nous a permis de manger des ramens absolument exquis à quelques pas de notre hôtel.

Bref, notre médecin grec préféré poursuit sereinement l’entretien en français. Après étude, il est d’accord pour engager l’aventure avec la donneuse qui lui a été présentée par notre agence. Super, car nous ignorions qu’il pouvait refuser la chose.

Soudainement, ça devient sérieux. Alors que depuis notre première prise en charge par la clinique nous parlions de tests, de bilans, d’examens, d’analyses… d’un coup, les choses s’accélèrent. La date de prélèvement est déjà arrêtée et la donneuse a posé ses congés. Dans 1 mois, elle décolle de Vancouver pour 15 jours à Toronto avec son conjoint. Le protocole médical débutera par une prise de médicaments quasi journalière afin de stimuler ses ovaires jusqu’au prélèvement.

Décidément, notre donneuse et toutes les donneuses du monde réalisent un acte très courageux et d’une grande générosité. Encore mille mercis à elles.

À l’issue du traitement de plus ou moins 15 jours, le prélèvement sera réalisé à la clinique avec comme objectif une quinzaine d’ovules. Dans la foulée, ces ovules seront fécondés. Là encore, nous devons faire un choix éclairé grâce à notre immense connaissance en médecine.

Soit la fécondation est réalisée de manière plus ou moins naturelle — il faut entendre par là que les spermatozoïdes sont présentés aux ovules et les choses se passent comme elles se passent. Soit la FIV est plus technique et est réalisée par la méthode ICSI, ce que nous préconise le médecin car les spermatozoïdes sortent d’un bain d’azote à -200° et peuvent se révéler un peu fainéants.

Dans le scénario ICSI, les spermatozoïdes seront implantés directement dans les ovules. Nous allons donc choisir l’ICSI sans être particulièrement convaincus par notre choix. Darwin et sa sélection naturelle n’ont qu’à bien se tenir.

Le médecin nous explique qu’après fécondation, chaque jour, pendant 7 jours, nous allons recevoir un rapport détaillé sur l’état des embryons et leur nombre restant. Il nous prépare également à l’idée qu’avec une quinzaine d’embryons en J+1, à J+7, un total de 5 embryons en pleine santé serait une excellente nouvelle. 3 serait bien. Une bonne ambiance en perspective…

Il nous rassure également sur l’âge de la donneuse. En connaissance de cause, nous avons choisi une donneuse relativement âgée, 36 ans. Ce choix a été fait sur une sorte de feeling via sa fiche descriptive et les photos. Bien évidemment, plus la donneuse est âgée, plus son score embryonnaire devient potentiellement faible. Quand nous étions au démarrage du processus FIV, ce sujet de l’âge était moyennement inquiétant car nous avions bien d’autres sujets pour nous inquiéter.

Plus la date du prélèvement approche, plus cette histoire d’âge prend une autre saveur. Là encore, le médecin nous rassure. Cette vérité n’est pas exacte, il faut y appliquer une sorte de taux hormonal qui joue grandement sur les autres curseurs. Par chance, notre donneuse a ce taux extrêmement élevé.

Fin de visio. Les choses avancent… il faut désormais attendre.

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